Transactions immobilières | Synthèse annuelle 2024
Immobilier calédonien : un recul très marqué en 2024
En 2024, les transactions immobilières chutent de 67 % par rapport à 2023. Le marché de l’immobilier, particulièrement dynamique en 2022, porté notamment par la baisse des taux d’intérêt, avait déjà amorcé un ralentissement en 2023. Celui-ci est confirmé au premier trimestre 2024, avant de s’accentuer brutalement à la suite des émeutes qui ont éclaté en mai 2024. Cette chute du marché s’observe sur l’ensemble du territoire mais plus particulièrement sur le Grand Nouméa qui fût l’épicentre des exactions.
Forte chute du nombre de transactions immobilières en 2024
En 2024, 800 transactions ont été enregistrées en Nouvelle-Calédonie (contre 2 390 en 2023). Le nombre de transactions immobilières a baissé de 67 % par rapport à l’année précédente, une contraction du marché sans précédent en dix ans.
Un premier trimestre en légère baisse puis un effondrement à partir du mois de mai
En 2024, le marché affiche une perte de vitalité dès le premier trimestre, pour ensuite s’effondrer à partir du deuxième trimestre. Depuis, le nombre de transactions immobilières stagne, et les premières estimations 2025 ne sont pas plus favorables.
Encadré 1 : Pas de franche reprise en 2025
En stagnation depuis mai 2024, le nombre de transactions immobilières, tous biens confondus, est toujours en berne sur les trois premiers trimestres de 2025. Sur cette période, elles sont en diminution de 6 % par rapport à 2024 et de 64 % par rapport à 2023.
Les ventes de biens à usage d’habitation chutent de 69 % en 2024
Sur l’ensemble des transactions immobilières, les ventes de biens à usage d’habitation (appartements, maisons et terrains à bâtir) sont particulièrement impactées par cette baisse.
Dans ce contexte à la fois difficile et particulier, les primoaccédants sont particulièrement touchés. En conséquence, leur présence sur le marché de l’accession recule de 5 %.
La chute des transactions immobilières touche l’ensemble du territoire
En 2024, la chute du nombre de transactions immobilières, tous types de biens confondus, touche l’ensemble du territoire. Toutefois, la diminution des transactions immobilières est plus marquée dans le Grand Nouméa (-68 %) par rapport au reste du territoire (-55 %).
Une baisse des prix en 2024, très variable selon les types de biens
En 2024, la diminution du volume des transactions dans le contexte économique et social difficile que connait le territoire, s’accompagne d’une baisse des prix de vente observés. Elle est variable en fonction du type de bien : le prix moyen constaté des terrains à bâtir baisse de 34 %, celui des maisons de 15 % tandis que celui des appartements ne diminue que très faiblement avec -0,8 %.
Le prix des appartements varie peu dans l’ensemble
En 2024, le prix de vente médian d’un appartement en Nouvelle-Calédonie s’élève à 23 millions de F.CFP (contre 23,8 en 2023). Le prix médian constaté des appartements a faiblement baissé, n’enregistrant qu’une diminution de 3,4 % sur un an. Les F3, et plus fortement encore les F4, voient même leur prix augmenter.
Le prix des maisons baisse de 13 %
En 2024, le prix médian constaté d’une maison s’élève à 27 millions F.CFP, soit une baisse de 13 % sur un an en partie dû à la baisse de prix des maisons F2, F3 et F5. En revanche, le prix des maisons F4 augmente de 3 %
Comme pour les appartements, le prix des maisons anciennes est en baisse de 13 % en 2024.
Les terrains à bâtir également en forte baisse
En 2024, un acquéreur doit dépenser environ 8,3 millions de F.CFP, prix médian constaté, pour acheter un terrain en Nouvelle-Calédonie, soit une baisse de 39 % par rapport à l’année précédente.