Transactions immobilières | Synthèse annuelle 2021
La baisse du volume des transactions se poursuit en 2021
En 2021, les ventes de biens immobiliers ont reculé de 5,8 % par rapport à 2020. Une lente décroissance s’est amorcée depuis 2015, et ce, malgré l’apparition de plateaux successifs en 2017-2018 et 2019-2020 laissant présager un enrayement du phénomène. Ainsi, les 2 180 transactions enregistrées en 2021 correspondent à une baisse de 32 % des transactions par rapport au pic de 2015.
Au cours de l’année 2021, la diminution du nombre de ventes de biens immobiliers s’accompagne d’une baisse de 11,2 % du montant total des transactions. Avec 64 milliards de F.CFP, le montant des transactions affiche son plus bas niveau depuis huit ans.
Un marché toujours très concentré sur le Grand Nouméa
Tous types de biens confondus, le nombre de ventes de biens immobiliers reste élevé sur le Grand Nouméa : 1 860 transactions en 2021, représentant 85 % du volume total des transactions. Le Grand Nouméa regroupe 90 % du montant total des transactions immobilières du territoire (environ 58 milliards de F.CFP) alors que sa superficie ne représente que 9 % du territoire et que 67 % des habitants de Nouvelle-Calédonie y vivent.
Le marché de l’immobilier destiné à l’habitat s’essouffle en 2021
En 2021, 1 840 transactions destinées à l’habitat ont été conclues, soit 84 % de l’ensemble des transactions, pour un montant total de 51 milliards de F.CFP. Ces ventes ont reculé de 6,2 % par rapport à l’année précédente. Après être parvenu à se stabiliser entre 2017 et 2018, le marché de l’immobilier lié à l’habitat continue sa forte décélération (-35,6 % depuis le pic observé en 2015).
En 2021, le marché du neuf destiné à l’habitat continue de s’effondrer, l’ancien résiste
86 logements neufs se sont vendus en 2021, contre 94 en 2020 (-8,5 %).
Le marché du neuf destiné à l’habitat ne représente plus que 5 % de l’activité immobilière en 2021, contre 16 % cinq ans auparavant. Cet étiolement des ventes de constructions neuves ne fait que confirmer une tendance impulsée depuis 2015 (-89 % depuis le pic observé en 2015).
Face à l’effondrement des ventes de logements neufs, et même si les constructions anciennes ne sont pas épargnées par la baisse du volume des transactions (-6,1 %), le marché de l’ancien ralentit à un rythme plus modéré et continue de soutenir l’activité immobilière calédonienne.