Salaire mensuel net médian
Description
Il s'agit du niveau de salaire net mensuel qui partage l'ensemble des emplois au cours d'une année en deux groupes de même taille : chaque groupe correspond à 50 % du nombre total des emplois.
Ainsi, au cours de l'année considérée, la moitié des emplois aura été rémunérée à un salaire net mensuel (après déduction des cotisations sociales et des impôts), inférieur au salaire médian et l'autre moitié aura été rémunérée à un salaire net mensuel plus élevé.
Il se différencie du salaire moyen qui est la moyenne de l'ensemble des salaires de la population considérée.
L'indicateur porte ici sur l'ensemble des emplois du secteur privé comme du secteur public (y compris ceux de fonctionnaires).
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D'autres chiffres clés
Le rapport interdécile D9/D1 permet de rendre compte des écarts de salaires entre les emplois mieux rémunérés et les plus précaires.
On trie les salaires d'une population donnée par ordre croissant puis on partage ces emplois triés en 10 groupes de taille égale, les déciles. Les 10 % des emplois qui relèvent du 1er décile sont rémunérés à un niveau de salaire inférieur à D1, ce sont les plus précaires. Les 10 % les mieux rémunérés, relèvent du 9e décile et leur niveau de salaire net mensuel est supérieur à D9.
L'indicateur porte ici sur l'ensemble des emplois (secteurs privé et public, y compris ceux de fonctionnaires).
Le SMG est un minimum légal en dessous duquel aucun salaire contractuel ne peut être fixé sous peine de sanctions pénales (art. R.145-3) et cviles. Le SMG est applicable à tous les salariés, sauf ceux du secteur agricole qui relèvent du SMAG (voir SMAG).
Le SMG a été institué par l’ordonnance n°85-1181 du 13 novembre 1985. Sauf dispositions légales temporaires contraires, il est indexé sur l’évolution de l’IPC.
L'indicateur porte ici sur la valeur au 1er janvier de chaque année.
Cet indicateur mesure la pauvreté monétaire relative à un seuil : ainsi, le taux de pauvreté correspond à la proportion d’individus vivant sous le seuil de pauvreté, par rapport à l’ensemble de la population considérée.
Le seuil de pauvreté est calculé à partir de la valeur du niveau de vie médian, c'est-à-dire la valeur du niveau de vie qui partage la population en deux groupes de taille égale. En Nouvelle-Calédonie, par convention, le seuil de pauvreté est fixé à 50 % du niveau de vie médian.
Le niveau de vie d'un ménage correspond au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation. Il est calculé par rapport aux revenus de l'ensemble des ménages de la population considérée (l'ensemble des ménages de la Nouvelle Calédonie ou l'ensemble des ménages de l'une des provinces).
Construction statistique, le seuil de pauvreté mesure un niveau de pauvreté en ressources, indépendamment de la pauvreté ressentie ou de la pauvreté en conditions de vie. Il ne renvoie à aucune notion d’exclusion, de marginalisation, de privation ou de renoncement à ses besoins.
NB : Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil mais publie aussi des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %).