Recensement de la population 2019 : Principaux résultats

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Mis à jour / Publié le
12/01/2026
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La croissance démographique fléchit nettement en Nouvelle-Calédonie entre 2014 et 2019

En 2019, 271 400 habitants vivent en Nouvelle-Calédonie. Depuis 2014, la population a augmenté de 2 600 personnes. La croissance démographique est nettement plus faible qu’auparavant : +0,2 % par an entre 2014 et 2019 contre +1,8 % entre 2009 et 2014. Ce fléchissement s’explique principalement par une hausse des départs, conjuguée à une baisse des arrivées. Pour la première fois depuis 1983, le solde migratoire est négatif. La population augmente seulement dans la province Sud. Les communes en périphérie de Nouméa continuent de se développer, tandis que la capitale perd 5 600 habitants. En brousse, la population continue de diminuer sur la côte Est et dans les tribus éloignées. Le vieillissement de la population de l’archipel s’accélère et la part des jeunes s’amoindrit. Plus de quatre habitants sur cinq estiment être Calédonien. Le poids de la communauté Kanak progresse pour la première fois depuis trente ans. Les habitants sont plus diplômés qu’en 2014, mais les différences entre les communautés perdurent. La taille des ménages continue de diminuer et le confort des logements de s’améliorer malgré de persistantes disparités provinciales.  

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Croissance démographique et ses composantes depuis 1969.

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La proportion de natifs progresse

En 2019, 78 % des habitants sont nés en Nouvelle-Calédonie, 14 % en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer, 4 % à l’étranger, 2,5 % à Wallis et Futuna et 1,5 % en Polynésie française. En constante érosion depuis trente ans sous l’impact des migrations, la part des natifs retrouve son niveau précédant les accords de Matignon de 1988 (78 % contre 75 % en 2014). À l’inverse, fait quasiment sans précédent, le nombre de non-natifs diminue nettement (de 67 300 en 2014 à 60 100 en 2019) sous l’effet combiné de l’augmentation des départs et de la baisse des arrivées sur le territoire. Entre 2014 et 2019, 13 500 non-na-tifs se sont installés en Nouvelle-Calédonie, contre 18 500 entre 2009 et 2014. La proportion de non-natifs résidant dans l’archipel depuis moins de dix ans s’est réduite de 61 % en 2014 à 42 % en 2019. Les non-natifs habitent majoritairement le Grand Nouméa (neuf sur dix).

Une mosaïque pluriethnique 

En 2019, 111 860 personnes déclarent appartenir à la communauté kanak, contre 104 960 en 2014. Pour la première fois depuis la signature des accords de Matignon, la part des Kanak dans la population progresse et atteint 41,2 % au lieu de 39,1 % en 2014. L’émigration importante de non-natifs explique en partie ce résultat. 

La communauté européenne représente 24 % de la popu-lation contre 27 % en 2014. Ce repli s’explique essentiellement par le déficit migratoire des non-natifs. Plus de 90 % des Européens vivent en province Sud. 

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