Recensement de la population 2019 : principaux résultats

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Mis à jour / Publié le
01/11/2025
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La croissance démographique fléchit nettement en Nouvelle-Calédonie entre 2014 et 2019 

En 2019, 271 400 habitants vivent en Nouvelle-Calédonie. Depuis 2014, la population a augmenté de 2 600 personnes. La croissance démographique est nettement plus faible qu’auparavant : +0,2 % par an entre 2014 et 2019 contre +1,8 % entre 2009 et 2014. Ce fléchissement s’explique principalement par une hausse des départs, conjuguée à une baisse des arrivées. Pour la première fois depuis 1983, le solde migratoire est négatif. La population augmente seulement dans la province Sud. Les communes en périphérie de Nouméa continuent de se développer, tandis que la capitale perd 5 600 habitants. En brousse, la population continue de diminuer sur la côte Est et dans les tribus éloignées. Le vieillissement de la population de l’archipel s’accélère et la part des jeunes s’amoindrit. Plus de quatre habitants sur cinq estiment être Calédonien. Le poids de la communauté Kanak progresse pour la première fois depuis trente ans. Les habitants sont plus diplômés qu’en 2014, mais les différences entre les communautés perdurent. La taille des ménages continue de diminuer et le confort des logements de s’améliorer malgré de persistantes disparités provinciales.  

 

Trois calédoniens sur quatre habitent en province Sud

Les trois provinces connaissent des évolutions démographiques différentes. Entre 2014 et 2019, la population de la province Sud croît de 1,6 %, celle de la province Nord se réduit de 1,1 %, tandis que celle des îles Loyauté reste stable (+0,3 %). Néanmoins, la part de chaque province dans la population de l’archipel reste stable entre 2014 et 2019. Ainsi, le Sud concentre 75 % des Calédoniens en 2019, le Nord 18 % et les îles Loyauté 7 %. 

 

L’étalement urbain se poursuit et Nouméa perd 5 600 habitants
 

Plus de deux Calédoniens sur trois habitent dans l’une des quatre communes de l’agglomération du Grand Nouméa, contre un sur deux il y a cinquante ans. Cette concentration s’est accentuée malgré les politiques de rééquilibrage et d’aménagement de la brousse ou des îles. Païta et Dumbéa gagnent environ 4 000 habitants chacune en cinq ans et comptent respectivement 24 600 et 35 900 habitants en 2019. Les deux communes ont doublé de population en seulement quinze ans. 

Fait inédit, la population de Nouméa diminue. En cinq ans, le nombre de Nouméens est passé de 99 900 à 94 300. 

Le nombre de ménages est passé de 85 060 en 2014 à 90 800 en 2019, soit une hausse de 6,8 % alors que la population n’a augmenté durant cette période que de 1,0 %. Conséquence de l’évolution des modes de vie et du vieillissement de la population, la taille des ménages continue de diminuer. En 2019, les ménages (définitions) comptent en moyenne 2,9 personnes contre 3,1 en 2014 et 3,9 en 1989.

 

Des ménages plus petits et mieux équipés


En 2019, parmi les 109 000 logements, 90 800 sont des résidences principales, 6 400 des résidences secondaires, 900 des logements occasionnels et 9 900 sont vacants. La part des logements vacants a presque doublé en cinq ans, pas-sant de 5,5 % en 2014 à 9,1 % en 2019. 

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En trente ans, la population a été multipliée par 1,7 et le nombre de foyers par 2,2. 
C’est à Nouméa que les ménages sont les plus petits (2,5), devant les communes du Sud rural (2,8), la province Nord (3,2), les communes périphériques de la capitale (3,3) et la province des Îles Loyauté (3,5). En 2019, 8,3 % des foyers sont composés de plus de cinq personnes et 23,1 % des ménages ne sont constitués que par une seule personne. Parmi les 15 ans et plus, une personne sur dix vit seule en Nouvelle-Calédonie, soit deux fois moins qu’en métropole. La part des personnes vivant seule varie selon la communauté : un peu plus de 12 % chez les Européens contre 6 % chez les Kanak et 3 % chez les Wallisiens-Futuniens. Dans la capitale, 3 foyers sur dix sont constitués de personnes isolées. Plus de six ménages calédoniens sur dix regroupent exclusivement des membres d’une même communauté. Dans ces familles, la taille moyenne est de 2,2 chez les Européens, 3,3 chez les Kanak et 3,9 chez les Wallisiens-Futuniens. 
Le confort et l’équipement des ménages s’améliorent mais des écarts subsistent entre provinces. En 2019, 91 % des ménages disposent du confort élémentaire (raccordement au réseau général d’électricité, présence d’eau courante, de WC et d’installation sanitaire) contre 89,5 % en 2014. Ce taux n’atteint que 82,2 % en province Nord et 68,9 % aux îles Loyauté. Au total, 8 200 ménages et 24 700 personnes n’ont pas accès aux commodités de base. Ces familles ha-bitent essentiellement dans les squats (définitions) du Grand Nouméa ou dans les tribus les plus éloignées. Environ 3 800 habitants permanents sont dénombrés dans les squats du Grand Nouméa en 2019, contre 4 200 en 2014 ou 6 000 en 2004. Cette baisse découle principalement du démantèle-ment du squat Kavatawa dans le centre-ville de Dumbéa. La population est presqu’exclusivement d’origine océanienne, deux squatteurs sur trois appartenant à la communauté kanak.

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Plus de 95 % des ménages sont reliés au réseau principal d’électricité, contre moins de 70 % dans les pays voisins. Près de 2 000 familles, vivant dans des squats ou des zones reculées, ne possèdent qu’un groupe électrogène. Six mé-nages calédoniens sur dix disposent d’un accès internet à leur domicile (contre 85 % des foyers en métropole) : sept sur dix au Sud, quatre sur dix au Nord et à peine deux sur dix aux îles Loyauté. Plus de sept ménages sur dix pos-sèdent au moins une automobile ou un deux-roues moto-risé (contre 84 % en métropole et moins de 30 % à Fidji ou au Vanuatu). Le taux de motorisation a régressé de 77,5 % en 2014 à 72,1 % en 2019, en lien avec la décroissance du marché du neuf dans l’automobile. Comme en métropole, un tiers des ménages possède au moins deux voitures. Par-mi les personnes âgées d’au moins 14 ans, sept sur dix dé-clarent utiliser le plus souvent comme mode de transport principal la voiture ou une moto, deux sur dix pratiquent la marche ou le vélo et une sur dix emprunte les transports en commun. Cette répartition n’a quasiment pas varié en dix ans. La voiture est le mode principal de déplacement pour près de neuf Européens sur dix, les trois quarts des Métis ou des Wallisiens-Futuniens et la moitié des Kanak.

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