Emploi salarié | Conjoncture du 1er trimestre 2026
L'emploi salarié demeure atone
Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié total évolue peu : les effectifs diminuent de 0,2 % sur un trimestre en données corrigées des variations saisonnières. Cette quasi-stabilité confirme l’atténuation des pertes d’emplois observée depuis le milieu de l’année 2025, sans pour autant marquer encore une reprise durable. Dans ce contexte, l’emploi public poursuit son léger redressement sous l’effet des recrutements de contractuels, tandis que l’emploi privé reste globalement stable. Les évolutions sont contrastées selon le secteur d’activité, le commerce et l’industrie enregistrant de légères hausses.
Chiffres clés
L’emploi salarié total entre dans une phase de quasi-stabilisation après le choc de 2024
Au 1er trimestre 2026, l'emploi salarié total atteint 77 640 salariés. En données corrigées des variations saisonnières (CVS), il recule légèrement de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Cette faible variation confirme l’atténuation des pertes d’emplois observée depuis le 2e trimestre 2025, après la forte baisse enregistrée entre le 1er trimestre 2024 et le 1er trimestre 2025.
En données brutes, les effectifs progressent sous l’effet des variations saisonnières du début d’année. Une fois ces effets neutralisés, l’emploi se maintient autour du niveau observé depuis plusieurs trimestres.
Entre mars 2025 et mars 2026, l’emploi salarié progresse très légèrement de 0,3 %, soit 210 salariés de plus.
Cette stabilisation de l’emploi s’inscrit dans un contexte conjoncturel légèrement plus favorable. Les indicateurs économiques poursuivent leur redressement sans toutefois retrouver les niveaux observés avant crise. L’indicateur du climat des affaires (ICA), qui reflète l’opinion des chefs
d’entreprise, progresse de 2,7 points sur un trimestre pour atteindre 99,3. Cette évolution prolonge le redressement amorcé au 3e trimestre 2024, mais à un rythme moins soutenu qu’au cours des trimestres précédents.
Parallèlement, les créations d’entreprises repartent à la hausse : 1 240 sont enregistrées ce trimestre, en hausse de 11 % (CVS). Les cessations d’entreprises diminuent de 2 % (CVS) et s’établissent à 1 090.
17 liquidations judiciaires sont enregistrées au cours du trimestre, contre 52 au trimestre précédent. Cette forte diminution doit être interprétée avec prudence compte tenu de la faiblesse des volumes et de leur volatilité trimestrielle.
Par grands secteurs d’activités, les évolutions diffèrent. Le secteur public poursuit son redressement, porté par la progression des effectifs contractuels, tandis que le secteur privé reste globalement stable.
L’emploi public progresse, porté par les contractuels
Au 1er trimestre 2026, le secteur public (voir sources et méthodes) compte 21 500 salariés tous statuts confondus, soit une progression de 0,5 % par rapport au trimestre précédent (CVS). Cette hausse prolonge le redressement amorcé au 3e trimestre 2025. Elle est essentiellement portée par les contractuels, dont les effectifs augmentent de 2,1 % sur un trimestre. À l’inverse, les effectifs permanents restent globalement stables : le nombre de fonctionnaires territoriaux recule légèrement (-0,1 %, CVS), tandis que celui des fonctionnaires d’État diminue de 0,3 %.
L’emploi privé reste atone
Au 1er trimestre 2026, le secteur privé compte 56 140 salariés. Les effectifs restent globalement stables sur un trimestre, confirmant la faible dynamique de l’emploi privé depuis le 2e trimestre 2025. Dans le même temps, le nombre d’employeurs du privé diminue très légèrement de 0,3 % sur un trimestre, dans la continuité de la baisse modérée observée en 2025.