Consommation-Inflation | Enquête de comparaison spatiale des prix 2022

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Mis à jour / Publié le
12/01/2026
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En 2022, les prix en Nouvelle-Calédonie demeurent près d’un tiers plus élevés qu’en France métropolitaine

En 2022, les prix à la consommation sont plus élevés en Nouvelle-Calédonie qu’en France métropolitaine de 31 %. Les différentiels de prix tiennent compte des modes de vie propres à chacun des territoires comparés. Ainsi, un ménage métropolitain qui conserverait ses habitudes de consommation en Nouvelle-Calédonie augmenterait ses dépenses de 43 %. Parallèlement, un ménage calédonien moyen dépense 21 % de plus sur le territoire que s’il consommait le même panier en France métropolitaine.

Les écarts de prix s’expliquent avant tout par les produits alimentaires qui sont 78 % plus chers en Nouvelle-Calédonie, suivis par le logement (+30 %) et les services d’hôtellerie-restauration (+77 %). Seuls les transports et les « autres biens et services » sont près de 10 % moins coûteux qu’en France métropolitaine. L’écart de prix global est toujours plus marqué entre la France métropolitaine et la Nouvelle-Calédonie qu’entre la France métropolitaine et ses départements d’Outre-Mer (DOM). Néanmoins, il a tendance à se réduire pour la Nouvelle-Calédonie (passant de 34 % en 2010 à 33 % en 2015 puis 31 % en 2022), alors qu’il se creuse pour les DOM.
 

Les prix à la consommation sont toujours plus élevés en Nouvelle-Calédonie

En 2022, le niveau général des prix à la consommation est 31 % plus élevé en Nouvelle-Calédonie qu’en France métropolitaine. Cet écart dépasse largement ceux constatés dans les départements d’Outre-Mer (16 % en Guadeloupe, 14 % en Martinique et en Guyane, 10 % à Mayotte et 9 % à La Réunion) mais est identique à celui constaté en Polynésie française (voir figure 1).

En effet, les modes de vie, les revenus et l’offre commerciale diffèrent d’un territoire à l’autre et conditionnent la consommation des ménages. Dans l’Hexagone comme en Nouvelle-Calédonie, les ménages consacrent en moyenne une grande partie de leur budget aux produits alimentaires, au transport et au logement. Néanmoins, ce trio de tête n’apparaît pas dans le même ordre de priorité dans les deux géographies et concentre plus de la moitié du budget des Calédoniens, contre 44 % de celui des Métropolitains. En contrepartie, les Calédoniens dépensent proportionnellement moins dans les postes « autres biens et services », « santé » et « habillement et chaussures » (voir figure 2).

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Les écarts de prix entre la Nouvelle-Calédonie et la France métropolitaine se réduisent entre 2015 et 2022

En avril 2022, l’Isee a reconduit l’enquête de comparaison des prix entre la Nouvelle-Calédonie et la France métropolitaine permettant d’établir un différentiel de prix résultant de deux analyses croisées. Des enquêtes similaires ont été conduites en 2010 et 2015, sur un champ comparable de biens et services et avec une méthodologie proche. L’évolution des écarts de niveaux de prix entre deux enquêtes de comparaison spatiale ne résulte pas uniquement des évolutions des indices des prix à la consommation des différents territoires.

Les écarts de prix peuvent être envisagés du point de vue des ménages calédoniens ou métropolitains sur la base de leurs paniers moyens de consommation respectifs. Dans les deux cas, le panier de consommation est toujours plus cher en Nouvelle-Calédonie. Pour leur panier moyen de consommation, les ménages en Nouvelle-Calédonie paient 21 % plus cher qu’ils ne le feraient en France métropolitaine. Pour consommer comme un ménage moyen de France métropolitaine sur le territoire calédonien, il faut dépenser 43 % de plus. Ce surcoût est comparable à celui qui est observé en Polynésie française (44 %), mais bien supérieur à ceux constatés dans les Antilles (17 à 19 %) ou à La Réunion (12 %) (voir figure 1).

Les produits alimentaires pèsent le plus lourd dans le différentiel de prix

L’écart de prix entre la France métropolitaine et la Nouvelle-Calédonie est dans l’ensemble de 31 %, mais peut différer d’un poste de consommation à l’autre. Les produits alimentaires sont le principal contributeur à ce différentiel de prix. Ils sont 78 % plus chers en Nouvelle-Calédonie et représentent 18 % de la consommation des Calédoniens (15 % de la consommation des Métropolitains).

Tous les produits analysés au niveau de la classe Coicop ressortent plus coûteux en Nouvelle-Calédonie.

Le détail, au niveau poste, fait ressortir les confiseries et les fromages comme présentant les plus grands écarts, avec des prix quatre fois plus élevés qu’en France métropolitaine. Ces écarts de prix considérables peuvent s’expliquer par un coût d’acheminement important (des produits finis comme des matières premières), une taxation élevée ou une production locale qui peine à faire des économies d’échelle. À l’inverse, certains produits alimentaires sont moins chers en Nouvelle-Calédonie, tels que le veau et les poissons frais, d’environ 30 %.

Les coûts liés au logement (loyers, charges, entretien, eau, électricité principalement) sont le deuxième contributeur au différentiel de prix. Ils sont 30 % plus élevés en Nouvelle-Calédonie où ils représentent 16 % des dépenses (comme en France métropolitaine). En 2022, les loyers sont plus élevés de 39 % en Nouvelle-Calédonie par rapport à la France métropolitaine. Les écarts sont principalement constatés pour le secteur libre, tandis que les loyers du secteur social sont comparables sur les deux territoires. Les factures d’électricité et de collecte des ordures ménagères sont également sensiblement plus chères en Nouvelle-Calédonie. Par contre, les services d’entretien et l’eau ressortent moins élevés.

Les services d’hôtellerie-restauration sont 77 % plus chers en Nouvelle-Calédonie

Les prix des restaurants et des hôtels de la Nouvelle-Calédonie sont 77 % plus élevés que dans l’Hexagone.

Les dépenses de santé sont également plus lourdes pour les Calédoniens de 41 % par rapport aux Métropolitains. Celles-ci sont prises en compte dans cette étude avant remboursement, tant en part de la consommation (8 % pour les Calédoniens et 11 % pour les Métropolitains) qu’en niveau de prix.

Les prix de l’alcool et le tabac sur l’archipel sont près de deux fois plus élevés par rapport à l’Hexagone. La Nouvelle-Calédonie a alourdi les taxes sur le tabac et l’alcool afin de lutter contre leur surconsommation tout en abondant les budgets publics.

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Un différentiel en faveur des Calédoniens pour les transports et les « autres biens et services »

Les dépenses liées aux « autres biens et services » et aux transports sont moins onéreuses en Nouvelle-Calédonie de respectivement 12 % et 6 %.

Les transports, qui représentent 18 % des dépenses de consommation des ménages calédoniens, contre 14 % en France métropolitaine, sont globalement moins coûteux en Nouvelle-Calédonie.

De manière générale, l’écart de prix sur les services (19 %) est largement inférieur à celui constaté sur les biens (44 %) (voir figure 5). Cette différence peut en partie tenir à un niveau de salaire minimum inférieur en Nouvelle-Calédonie (d’environ 30 % en brut).

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Chiffres clés

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Prix à la consommation en Nouvelle-Calédonie (en moyenne)
2022
31
% plus cher que dans l’Hexagone en 2022 (indice de Fisher)
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Prix de l’alimentation
2022
78
%
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Prix du logement
2022
30
%
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Services d’hôtellerie et restauration
2022
77
%
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