Conjoncture de crise – 4e trimestre 2025
Fin 2025, l’activité reste enlisée
Ce tableau de bord est établi à partir des données disponibles au 2 février 2026. Les résultats présentés sont susceptibles d’être révisés à chaque nouvelle publication pour tenir compte des déclarations tardives ou d’éventuelles actualisations de la part des fournisseurs de données.
L’emploi salarié privé se maintient autour de 56 000 personnes en septembre 2025, soit une diminution modérée de 0,5 % sur un trimestre (CVS). Cette baisse reste sans commune mesure avec les pertes massives observées en 2024, laissant entrevoir une phase d’atterrissage plutôt qu’une poursuite de la dégradation. Sur un an toutefois, le secteur privé affiche 1 200 salariés de moins qu’un an auparavant. Ce recul s’ajoute aux 11 400 emplois déjà perdus en 2024, témoignant d’un marché du travail qui reste contraint malgré l’atténuation de la tendance baissière.
Parmi les personnes ayant perdu leur emploi, 2 400 perçoivent encore le chômage total au 31 décembre 2025, contre
7 000 un an plus tôt.
Le secteur public subit également une dégradation de ses effectifs, avec une diminution de 0,3 % sur un trimestre (CVS),
et de 3 % sur un an, principalement en raison de la baisse du nombre de contractuels.
Parmi les salariés toujours en poste, 1 000 bénéficient de l’allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi, un dispositif d’urgence mis en place pour aider les entreprises en difficulté et éviter les licenciements. Cette aide, en vigueur du 1er juillet au 31 décembre 2025, a pris le relais du chômage partiel “exactions”, arrivé à échéance le 30 juin 2025.
Face à un marché du travail peu dynamique, les personnes sans emploi peinent à retrouver un poste. Le nombre d’employeurs privés reste légèrement inférieur à celui de septembre 2024. Le solde positif entre inscriptions et radiations au RIDET, hormis dans la construction, ne concerne que les travailleurs indépendants.
La baisse progressive des revenus de substitution (chômage total, chômage partiel, allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi), combinée aux difficultés persistantes de retour à l’emploi, fragilise les ménages. Cela se traduit notamment par une hausse des créances douteuses sur un an.
L’économie calédonienne présente un profil contrasté. Le marché immobilier repart timidement après avoir atteint son point bas en 2024 : le nombre de transactions augmente légèrement, probablement en raison de prix devenus attractifs, perçus comme des opportunités d’achat pour les investisseurs dans un contexte de baisse marquée des taux de crédit à l’habitat (-94 points de base entre les 4e trimestres 2024 et 2025).
Le secteur du nickel offre un bilan mitigé. L’extraction minière augmente par rapport à 2024, mais reste inférieure aux niveaux des années antérieures. La production métallurgique est portée par les bons résultats de Prony Resources, tandis que la SLN souffre encore de la fermeture de plusieurs centres miniers. Les exportations de nickel demeurent inférieures à celles de 2024, en particulier en raison de la fermeture de KNS, alors que l’année 2024 avait déjà été perturbée par les émeutes.
Enfin, le tourisme reste morose, avec un nombre d’arrivées inférieur à celui de 2024, malgré une légère reprise au second
semestre 2025. Seul le secteur des croisières tire son épingle du jeu et affiche une amélioration sensible.
Emploi salarié privé
L’indicateur porte sur le nombre de salariés ayant un contrat actif au dernier jour du trimestre, auprès d’un employeur du privé.
Dans le contexte, il permet de constater la destruction d’emplois salariés du privé, qui avait commencé avant les évènements du mois de mai et s’est accentuée depuis.
Evolution du nombre de salarié dans le secteur privé
Les informations du dernier trimestre, en pointillé dans le graphique, sont estimatives au vu des déclarations d’embauche et de débauche actuellement enregistrées. Elles ne seront mentionnées dans le tableau que lorsqu’elles seront consolidées, soit cinq mois après la fin du trimestre.
Chômage total - Bénéficiaires
L’indicateur porte sur le nombre mensuel de personnes qui n’ont plus d’emploi et qui sont indemnisées par la Cafat au titre du chômage total, selon le mois pour lequel l’indemnité est due.
Le chômage total de droit commun est soumis à des conditions d’ouverture de droits. Il a été complété par des mesures de chômage total spécifique aux exactions débutées en mai 2024. Compte tenu des conditions d’ouverture de droits propres à chacun de ces deux dispositifs, le nombre de chômeurs indemnisés au chômage total peut être inférieur au nombre d’emplois salariés perdus.
Les intéressés ayant trois mois pour effectuer leurs démarches auprès de la Cafat, les chiffres des trois derniers mois peuvent évoluer de manière rétroactive. Le mois mentionné est celui pour lequel les droits sont ouverts. Celui-ci peut différer du mois de la demande d’admission à ce dispositif, comme de celui au cours duquel les allocations de chômage total sont effectivement versées au bénéficiaire.
Evolution du nombre mensuel de bénéficiaires du chômage total selon le type de chômage
Démographie des entreprises
L’indicateur porte sur le nombre mensuel d’inscriptions et de radiations au Ridet, de travailleurs indépendants (« patentés ») et de sociétés.
Le solde (créations – radiations), s’il est négatif, traduit une baisse du nombre d’entreprises en activité.
Les formes juridiques retenues pour les sociétés sont listées ci-dessus.
Evolution du nombre d’inscriptions et de radiations des entreprises au Ridet, et du solde pour les personnes physiques (“patentés”) et les sociétés
Echanges extérieurs
L’indicateur porte sur la valeur des échanges extérieurs de marchandises de la Nouvelle-Calédonie et le solde commercial qui en résulte.
Evolution des échanges de marchandises entre la Nouvelle-Calédonie et le reste du monde
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