Bilan démographique 2022
La Nouvelle-Calédonie perd 1 300 habitants en 2022
En 2022, la Nouvelle-Calédonie compte 1 300 habitants de moins qu’en 2021, sous l’effet cumulé du déficit migratoire croissant et du solde naturel qui se réduit continuellement. La pyramide des âges se creuse à la base et s’élargit au sommet. Le vieillissement de la population crée ainsi un déséquilibre intergénérationnel au profit des plus âgés. Les baby-boomers, de plus en plus nombreux après 70 ans, contribuent au maintien de la mortalité à un niveau élevé en 2022. Après deux années consécutives de forte mortalité, l’espérance de vie à la naissance perd quatre mois. Les plus jeunes faisant de moins en moins de bébés, le décrochage de la natalité est durable. Seule la province Nord résiste à cette baisse. La fécondité plus tardive qu’auparavant des femmes de Nouvelle-Calédonie ne permet plus d’assurer le renouvellement des générations. La célébration de mariages a repris son niveau habituel, autour de 900 mariages annuels, après deux années de recul en raison des restrictions sanitaires.
La mortalité se maintient à un niveau élevé
Par rapport à la période de référence 2015-2019, la hausse des décès est de 23 % en 2022, alors qu’elle était déjà de 28 % en 2021.
En 2022, le taux global de mortalité de 7 ‰ reste proche du niveau exceptionnel observé en 2021. D’année en année, la répartition par genre des décès conserve les mêmes proportions, ainsi en 2022, 57 % des défunts sont des hommes et 43 % sont des femmes.
Moins de naissances chez les plus jeunes
Par rapport à la période de référence 2015-2019, la baisse des naissances est de 8 % en 2022, alors qu’elle était de 5 % en 2021.
En 2022 le taux de natalité est de 14,1 naissances en moyenne pour 1 000 habitants. Il diminue chaque année depuis 2016, où il était de 15,8 ‰.
Une fécondité plus tardive
En 2022, pour une population de 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, 56 enfants en moyenne sont nés. C’est près de trois enfants de moins que sur la moyenne de 2015-2019.
Cette baisse s’explique par une nette baisse de la fécondité des plus jeunes, de moins de 25 ans, qui privilégient l’accès aux études supérieures plutôt que la maternité. Ce qui se confirme à chaque recensement de la population, puisque la pyramide des âges forme un creux entre 20 et 29 ans, caractéristique des départs de la population estudiantine.
Entre 25 et 34 ans, la fécondité se maintient depuis 2015-2019 autour de 111 enfants pour 1 000 femmes.
Après 35 ans, la fécondité augmente chaque année. Les femmes qui souhaitent avoir un enfant après cet âge sont confrontées à une « barrière » naturelle de la fertilité.
Le report des naissances des plus jeunes vers des âges plus tardifs ne peut biologiquement pas compenser le déficit de début de vie féconde.